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Camille d’Alençon, née à Paris en 1985, est une artiste peintre installée à Ivry-sur-Seine. Diplômée de l’École Olivier de Serres puis des Arts Décoratifs, elle s’est d’abord formée à la sculpture, au moulage puis à l’image imprimée avant de se consacrer, de manière autodidacte, à la peinture à l’huile.

Camille propose une peinture à l’huile figurative et mimétique plongeant ses racines dans le réel dans une approche qu’on pourrait qualifier de naturaliste. Inspirées par la photographie, ses compositions adoptent des cadrages documentaires qui coupent volontiers certains éléments pour centrer l’attention sur d’autres.

 

Loin d’un hyperréalisme ultra détaillé, le style vigoureux n’en permet pas moins une restitution très fidèle de ce qui est représenté, surtout à une certaine distance. Mais au fond, plus que la manière, c’est le sujet qui arrête le spectateur, un sujet peu représenté en peinture: les coulisses du monde urbain, la banalité de la ville, l’envers du décor et notamment le monde du travail. Autrement dit, tout ce qu’on s’efforce de ne pas voir ou bien d’oublier au plus vite, les franges et les soubassements de la vie contemporaine, dont on ne parle jamais.

 

Dès lors, montrer des ouvriers, des travailleurs du BTP, des éboueurs, des usagers du métro, les abords du périphérique, relève d’un choix audacieux qui ne flatte pas la fréquente envie d’évasion ou de distraction du spectateur.

Extrait de l'article de Georges Dumas pour Aralya

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Crédit photo Arthur Morin

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